Une journée à Istambul

Le lendemain des émeutes, avant de passer le Bosphore et de dire au revoir à l’Europe pour un bout de temps, on décide de visiter la ville. De toute façon, ça ne navigue toujours pas – pas de vent – et ça vole pas non plus, il pleut à moitié et le plafond est bas, un ciel gris plomb.

On est d’abord passées dans les quartiers populaires de la ville – avec tout ce qu’on entend par « populaire », le linge à toutes les fenêtres, qui égaye un peu les murs de béton sale, les forêts de paraboles et de sorties de climatisation. A cette occasion, on s’est baladées dans un marché. Pas le grand marché aux épices d’Istanbul, qu’on a finalement pas pu visiter, car les multiples échoppes du bazar étaient fermées quand on est passées, mais un marché tout simple, comme on en a en France.
A cela près que les étals de légumes ressemblaient à des montagnes (vous avez déjà vu une avalanche de piments?), que les tapis colorés et les épices locaux recouvraient une bonne partie des tables, malgré le fait que là-bas comme chez nous, il existe un grand nombre d’étals à gadgets en plastique.
Istanbul est, en soi, une ville peu chère, en tout cas au niveau nourriture : une pita coûte deux euros, une barre de Mars 30 centimes, une bouteille d’eau d’un litre 5 entre 10 et 15 centimes, un red bull ou un café froid 30 centimes. On en a donc profité, pour une fois qu’on pouvait manger !
Après ça, on s’est promenées dans le quartier historique, aux alentours d’Ayasofya, et on en a profité pour visiter la grande mosquée de Suleiman. L’endroit est simplement magnifique, mais c’est pas ce qu’on a préféré – c’est blindé de touristes. Le plus frappant, c’est qu’à cet endroit là de la ville, les bidonvilles côtoient les monuments culturels et historiques ; les ruelles les plus sordides que nous ayons croisées à Istanbul sont juste en-dessous de la grande mosquée.
Enfin, nous avons filé vers l’un des deux grands ponts qui traversent le Bosphore.
Jusqu’ici, tout va apparemment de mieux en mieux. Le voyage commence réellement, on a un espoir d’enfin choper du beau temps, on doit être à Trabzon dans deux jours pour prendre le ferry.

Un Commentaire

  1. La plupart de mes cafes et bars a vin preferes se trouvent dans Cicek Pasaj?. J adore y savourer un cafe turc servi d une gourmandise. Pour le lunch, je propose de nous arreter au restaurant Cinar qui sert des «meze», ces petites bouchees similaires aux tapas.

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